Énigme


Q : Qu’est-ce que ça donne un blogueur peu stimulé*?

R : Un blogue peu stimulant…

Chers lecteurs, je fais appel à vous car la situation est grave.  Vous aurez remarqué qu’une fois de plus, j’ai délaissé mon blogue.  C’est que je m’ennuie (ça, et je suis paresseux)!  Il ne se passe rien d’intéressant dans ma vie que je puisse vous raconter (c’est parfois ce qui arrive en Ontario), et des années passées à regarder la télé et à parcourir la toile auront détruit mon imagination, alors je compte sur vous pour me fournir de l’inspiration.  Je vous annonce donc un TOUT NOUVEAU CONCOURS (si j’étais moins paresseux, j’aurais pu faire un gif qui clignote avec plein d’effets spéciaux)!

Envoyez-moi vos suggestions de thèmes pour des billets et je choisirai les meilleurs thèmes pour… bien… écrire des billets!  Aussi, tous les participants seront inscrits au tirage pour avoir la chance de gagner le gros lot : un poster de polatouche autographié!!!!  Participez en grand nombre [! x 20]

Adresse pour le concours : massivestarzblog@hotmail.com

* Quand je dis « stimulé », je vous laisse vous imaginer le sens que vous voulez…

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Troisième essai et une verge


Tout d’abord, il est à savoir que ce billet ne s’adresse pas aux personnes facilement choquées.  Vous êtes donc bien avertis, si sa lecture vous scandalise, c’est que vous n’auriez pas dû le lire!

Qui plus est, c’est un billet qui s’adresse davantage à mes confrères de la gent masculine, car il traite d’un problème tout à fait spécifique à notre condition.  En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, c’est plutôt un problème partagé par les représentants des deux sexes, mais la solution que je propose ne s’applique qu’à mes camarades XY.

Maintenant que ce préambule est chose du passé, attaquons-nous au vif du sujet.  Bien que dans certains contextes nous n’ayons aucune gêne à en parler, il est parfois quelque peu délicat d’aborder le sujet de notre membre, comme dans un blogue par exemple!  Ce que je vous propose ici, c’est de dédramatiser l’utilisation du mot « pénis », par l’entremise d’une exploration phonétique.

Tout d’abord, j’ouvre une parenthèse pour expliquer un peu comment cette graine a germé dans ma cervelle.  Un jour, alors que je devais travailler à la rédaction de mon mémoire de maîtrise, je me suis plutôt plongé dans une rêverie.  Je songeais à la beauté de la langue française et à son inviolabilité; un peu comme dans le cas d’une fugue de Bach, on ne pourrait rien lui enlever ni lui rajouter afin qu’elle soit plus parfaite (malheureusement, les décideurs de l’Académie française ne sont pas de mon avis et introduisent annuellement une panoplie de néologismes – tous plus laids les uns que les autres – dans le dictionnaire).  Cette propriété est remarquable en ce qui concerne les accents qui colorent la langue de Molière.  En effet, que ce soit en français ou en musique, enlevez (ou ajoutez) un accent et vous ouvrez la voie à une catastrophe.  « Beauté » devient « beaute » (comme dans I’m on a beaute), « poème » devient « poeme » (je ne sais même pas comment le prononcer), et à l’inverse, nous les hommes, avec l’addition d’un simple chapeau, nous devenons homonymes à l’unité de mesure de la résistance électrique (ceux d’entre vous qui ont suivi un cours de physique au cégep la comprennent…), ce qui est plutôt moche.

Cette remarque s’applique donc parfaitement au mot qui nous intéresse ici, soit « pénis ».  Enlevez-lui son accent, et vous lui enlevez sa majesté virile, vous l’humiliez, vous en faites un vulgaire « penis ».  (À l’écrit, comme ça, ça ne semble pas si scandaleux, mais prononcez-le à voix haute pour voir!)  Cela dit, « pénis », même avec son accent, demeure parfois gênant à dire.  Or, en faisant de la sollicitation téléphonique il y a de cela quelques années, j’ai appris que le fait de modifier la prononciation d’un mot rend parfois son énonciation plus aisée (mais il s’agit là d’une toute autre histoire que je vous garde pour une autre occasion).  C’est ainsi que s’offrent à vous deux choix.  Il y a le choix distingué et le choix comique.  Commençons par le deuxième.

C’est l’été dernier que l’on a porté à mon attention le caractère humoristique de la prononciation « pinisse », à employer dans un contexte plus ou moins décontracté (particulièrement pour raconter des blagues salaces), ou bien encore dans un contexte tendu qui nécessite un petit relâchement, comme lors d’une visite chez le médecin.  Pour l’avoir employé abusivement pendant une fin de semaine complète, je peux témoigner de sa grande efficacité et de son potentiel désarmant!

Pour ce qui est de la prononciation distinguée, commençons par considérer un autre cas, soit celui du mot « plus ».  En effet, il arrive souvent qu’on le prononce « plusse », et il n’y a rien de mal à cela.  Cependant, vous aurez remarqué que lors d’un discours plu soutenu, on a plutôt tendance à laisser tomber le « s » car ça sonne mieux.  Eh bien, l’idée est exactement la même, si vous voulez évoquer votre outil avec classe et lui conférer une certaine dignité, rien ne fait l’affaire comme un péni, tout comme on dit la ville de Pari, ou bien un couli.  Croyez-moi, l’essayer c’est l’adopter : finis les silences ambigus dans les restaurants huppés après avoir raconté une anecdote avec quelques décibels de trop, finis les rancarts terminés par une retentissante gifle!  Avec le temps, votre péni deviendra votre meilleur ami!  S’il avait encore plus de panache, on l’appellerait « Monseigneur »…

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Opération Charme


Il faut dire que j’ai été rapidement charmé par mon nouveau quartier, à Kingston.  C’est presque comme si les gens s’étaient donné le mot pour rendre mon aventure ontarienne aussi agréable que possible.  Je vous donne un exemple :

Peu de temps après notre arrivée, ma copine et moi nous promenions pour découvrir un peu les alentours.  En passant devant l’école primaire francophone catholique qui est à côté de chez nous (oui oui, une école francophone catholique à Kingston!), nous avons aperçu un rondelet garçon d’une dizaine d’années qui errait nonchalamment sur une trottinette… électrique!  C’était plutôt cocasse, surtout que d’habitude, une trottinette, c’est un bon moyen de faire de l’exercice, et dieu sait que cet enfant en aurait eu besoin.  Nous l’avons donc observé un peu avec amusement (mais sans dévisager ou rien), jusqu’à ce qu’il s’adresse à nous de la manière suivante : « what the f*** are you looking at? »  Il va sans dire qu’en voyant ce dodu jeune homme nous aborder aussi cavalièrement, du haut de sa trottinette électrique, nous n’avons pu nous empêcher de rire…

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Décès


C’est le coeur chargé que je dois vous annoncer le décès de capitaine Barberose, le vaillant petit poisson qui mettait de la joie dans mon ancien bureau de travail.  Je n’étais pas là lorsque c’est arrivé, mais il semblerait que ses dernières paroles furent « Quel magnifique château… Je ne l’avais jamais vu avant! »

RIP, Capitaine Barberose (201? – 2011)

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Une recherche insolite


Avant de publier mon premier billet en plus de 8 mois, j’ai été étonné de constater que dans les jours précédents, mon blogue avait fait l’objet d’un regain d’intérêt.  Au début, je m’étais dit que c’était probablement un hasard, mais après une enquête plus approfondie, j’ai réalisé avec surprise que la plupart de ces visites provenaient de moteurs de recherche.  Les termes utilisés dans ces recherches?  « Christmas llama », « lama de Noël » et autres variantes…!  Qui l’eût cru!

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Réconciliation


Parfois, il m’arrive de faire certaines remarques d’une nature humoristique sur ce blogue.  La plupart sont complètement inoffensives, et par conséquent, la majorité des remarques que j’ai reçues par rapport à ce site était, fort heureusement, positive.  Au point parfois que j’en étais agréablement surpris, voire ému, comme quand j’ai reçu :

– une lettre de remerciement d’un lecteur qui avait retrouvé le goût de vivre en lisant mon billet sur les poils de tapis car il se sentait enfin moins seul et un peu mieux compris;
– de nombreux messages d’admiratrices, parfois accompagnées de photos d’elles-mêmes, à divers degrés d’habillement (n’hésitez pas à m’en envoyer davantage!);
– des encouragements du Dalaï Lama, qui appréciait notamment mon amour des listes (il appert que le Dalaï Lama est une personne extrêmement organisée)!

Cela dit, malheureusement, j’ai été bien peiné de voir que ce n’était pas tout le monde qui appréciait mes boutades.  Or, en ce temps de joie et de réconciliation, j’aimerais tendre une (petite) branche d’olivier à certains de mes plus féroces détracteurs : les nains (ou bien « petites personnes », comme ils m’ont suggéré de les appeler).

En effet, ceux qui me lisent depuis longtemps se souviendront de ma fixation pour les nains.  Malheureusement, mes propos, qui se voulaient bien inoffensifs, ont pourtant déplu à ces menues créatures qui me fascinent tant.  En plus de plusieurs menaces de poursuites de la part de la Ligue contre l’Utilisation de Termes Irrespectueux envers les Nains (LUTIN), j’ai aussi reçu du courrier haineux de la part de certains individus, m’avertissant entre autres de « surveiller mes mollets » et me promettant les pires supplices.  Ainsi, je tiens à m’excuser personnellement auprès de tous ceux que j’ai pu blesser, et à leur souhaiter un très joyeux Noël (ou plutôt bonne chance, car on sait bien que leur soirée de travail sera très chargée, surtout que le Père Noël ne fait que 1% du travail même s’il récolte tout le mérite!).

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De toutes les couleurs


Suite à mon billet d’hier, j’ai eu quelques commentaires relatifs à mon daltonisme et j’aimerais faire une petite mise au point.  Oui, j’ai fait exprès pour mettre des couleurs horribles dans mon dessin (j’en imagine déjà faire « hoonnnn, ç’aurait été tellement plus drôle si ça avait été involontaire… »), et c’était précisément dans le but de me moquer de la réaction que je reçois normalement lorsque les gens apprenent ma condition :

– Wow, un vrai de vrai daltonien! Trop cool… De quelle couleur est mon chandail?
– Ton chandail est rouge.
– Aww, c’est vrai… ben de quelle couleur est mon pantalon alors?
– Il est vert. (Dans cet exemple en particulier, mon interlocuteur est déguisé pour Noël apparemment…)
– Awwwwww, ben d’abord… il est de quelle couleur le mur?
– (Avec une impatience grandissante : ) Blanc, il est blanc le mur!
– Ben là! C’est quelle couleur que tu vois pas alors?
– Je confonds simplement certaines teintes de jaune et de vert pâle, de rouge et de brun, ainsi que de bleu pâle et de rose pâle, mais ça dépend d’un tas de choses, dont l’éclairage.
– Ah… finalement, le daltonisme, c’est ben moins le fun que je pensais!
– …

Et il y en a des plus persévérants encore.  Une connaissance m’a déjà fait identifier les couleurs de 13 items avant de se tanner (j’étais encore patient à l’époque).  Donc petit conseil comme ça, si vous apprenez que quelqu’un dans votre entourage est daltonien, par pitié, ne commencez pas à l’écoeurer de cette manière, c’est vraiment une des choses les plus emmerdantes que l’on puisse nous faire.  Et puis, je vous dis d’expérience que les occurrences les plus divertissantes de daltonisme dont j’ai fait preuve sont arrivées toutes seules, par hasard, sans que qui que ce soit ne me pose de question, comme quand j’étais en secondaire 3 et que j’ai remarqué l’intense éclat rouge provenant de la tignasse de ma présidente de classe :

– Hey, tu t’es fais teindre les cheveux en rouge?
– Ben euh… oui, ils sont rouges depuis le début de l’année scolaire!
– Whoa…! (on était en décembre)

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