La ville du Roi


Le 20 avril 2011.  Voilà 246 jours que ce blogue est abandonné, 246 jours durant lesquels j’ai :

– parcouru près de 10 000 km en autobus et en train;

– ingurgité environ 150 pilules variées (anti-douleur, anti-inflammatoires, etc… grrrr, stupide dos de bouette!);

– écrit un mémoire de 99 pages;

– déménagé 1 fois (et c’est bien assez);

– été trop paresseux pour trouver plus de 5 faits sur les 8 derniers mois de mon existence… même pas un par mois, ça fait dur!

Cela dit, je ne m’excuserai pas pour cette longue absence, mais je vais plutôt vous expliquer comment les choses vont se passer désormais.  D’abord, je suis maintenant un Ontarien, avec tout ce que ça implique, je crains bien…  C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il était impératif que je recommence à écrire des billets sur ce blogue, sans quoi j’ai peur de me faire assimiler et de perdre mon « françaîsse »…

Également, ce blogue va changer de nom.  En effet, en effectuant le passage de la maîtrise au doctorat, j’ai aussi effectué un changement radical de domaine.  Alors que j’étudiais auparavant les étoiles massives, j’étudierai désormais… les étoiles massives et possiblement magnétiques.  C’est pourquoi je vous annonce en grande pompe que ce blogue sera désormais connu comme étant « Le blogue des étoiles massives et (possiblement) magnétiques » (du moins, dès que j’aurai trouvé comment changer son nom, deurp!).

Enfin, je vous laisse avec quelques anecdotes pour vous donner un aperçu de mon adaptation à la « ville du Roi ».  N’ayez crainte, je vous balancerai de nombreuses autres histoires en lien avec ce palpitant village cette palpitante ville dans un futur dont la proximité est indéterminée.  « Without further ado », comme on dit par chez nous (wow, en plus ça rime!) :

– Ma copine et moi avons choisi notre appartement avec beaucoup de soin, en tenant compte d’un seul critère : lequel a le plus beau faux-plancher?  Je rigole, mais ce n’est pas tellement loin de la vérité.  Certes, notre demeure a de plus grandes chambres que certains des autres logements que nous avons visités, elle est assez propre, notre voisin n’est pas un gros monsieur chauve qui sort de chez lui en bédaine et dont les éructations font vibrer notre mur commun (contrairement à si nous avions choisi l’appartement de la rue A***), mais elle est située bien loin de mes deux lieux d’étude et à côté d’une autoroute…  Peu importe, dès que nous y avons mis les pieds, ma blonde et moi nous sommes regardés dans les yeux, puis je lui ai pris la main, et nous nous sommes exclamés en même temps « Regarde comme les planchers font classe! ».  Les délibérations finales n’ont pas été beaucoup plus inspirées, et ressemblaient à ceci :

– Hmmm, donc il y aurait peut-être celui de la rue A***, celui de la rue V***, ou bien l’autre encore, à côté du parc… lui il était pas mal…
– Oui, c’est vrai, mais il ne faut pas oublier les planchers de l’appart sur V***!
– J’avoue, il avait vraiment des beaux planchers…
– Si ce plancher était un animal, ce serait un majestueux polatouche, virevoltant dans les airs, posant son noble regard sur nous, pauvres humains, tout en bas!
– S’il était un fruit, ce serait une cerise, une cerise bien juteuse qui goûterait comme un arc-en-ciel!
(Je vous épargne quelques autres répliques d’une nature semblable…)
– Chéri, je pense que si nous ne prenons pas l’appartement de la rue V*** et ses glorieux planchers, nous allons le regretter toute notre vie.
– Je suis d’accord, prenons l’appart sur V***!
– Fais-moi un enfant!

(Bon, c’est une version légèrement romancée, mais le vrai débat ressemblait quand même à cela, à quelques détails près!)

Cependant, une fois le bail signé, j’ai mentionné notre choix à quelques futurs collègues Kingstoniens, qui ont fait une face comme ça :

(Rappel : je suis daltonien.)

Ils m’ont expliqué que j’avais déménagé dans le coin le plus dangereux de Kingston!  Ils ont alors décrit la criminalité qui y régnait en détails, avec les meurtres, les « deals » de drogue et toutes les affaires scabreuses.  J’ai alors fait une face comme ça :

Puis, je me suis alors mis à maudire ces magnifiques planchers qui m’avaient fait faire un choix aussi peu éclairé, et j’ai pleuré (mais de manière virile, on s’entend, un peu comme Rocky le ferait) pendant 3 jours d’affilée, j’étais certain que j’allais mourir assassiné, en plein jour, dans cette ville pourrie, jusqu’à ce que je réalise « Ho, mais attends une seconde… je viens de Montréal! ».  Comme de fait, en 2008, à Kingston, il y a eu un grand total de… 1 meurtre (http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/091028/t091028a2-eng.htm).  Disons que j’ai arrêté de m’en faire et que maintenant j’affiche ce visage :

Bon, je réalise qu’en fait, j’ai écrit une seule anecdote, mais elle est super longue, alors je crois que je vais m’arrêter là.  Cela dit, si vous êtes gentils et que vous visitez mon blogue en grand nombre et que vous y laissez des commentaires élogieux, vous aurez droit à une anecdote racontant ma pire connerie à date à Kingston, qui implique du feu et des catholiques (mouhahaha!).

P.S.: Je suis bien flatté de constater que même après un aussi long silence, j’ai encore des visiteurs (bon, en écrivant cela, je réalise que c’est probablement en fait des « bots », mais on va faire comme si c’était pas le cas pareil!), alors merci à mes fidèles lecteurs!  J’espère un jour atteindre un million de visites, suite à quoi j’organiserai un super party, avec, bien sûr, un « party reindeer » et je porterai fièrement un chandail brun avec « 10^6 » brodé à la main dessus!

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Capitaine Barberose!


C’est un capitaine,

Et sa barbe est rose,

C’est Capitaine Barberose!

Cher lecteur, il m’arrive parfois de faire des trucs un peu impulsifs et étranges.  L’histoire du Capitaine Barberose entre certainement dans cette catégorie.  En attendant l’autobus, j’entends deux jeunes filles qui offrent un poisson aux gens qui passent.  Une d’entre elle tient un verre avec un petit poisson rouge pas rouge (j’ai par la suite découvert qu’il s’agit d’un betta, ou « siamese fighting fish ») dedans.  Par contre, comme personne ne leur répondait, les fillettes étaient prêtes à jeter le poisson s’il ne trouvait pas preneur!  Ainsi, pour des motifs humanitaires, j’ai décidé de me sacrifier et d’adopter le pauvre petit poisson.  Je suis donc devenu sa maman.

Depuis ce temps, je l’ai amené au bureau, où on lui a procuré une maison et nous l’avons nommé et nourri (mais pas dans cet ordre, car il avait très faim!).  Capitaine Barberose est maintenant mon ami.  Nous vivons plein d’aventures ensemble et il me fait rire.  Une fois, nous sommes même allés sur la Lune.  Ce qu’on s’amuse avec Capitaine Barberose!

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Blogueur invité #3 : Fred!


Mon nom est Fred. Et je suis fan de l’équipe nationale canadienne de soccer.

Être fan de cette équipe, ça représente de passer certaine journée à parler d’un match que l’on suit sur twitter et de discuter la façon que joue ton équipe même si tu ne la vois pas et tu te fies à ce que la personne présente au match te dit l’action. On peut même penser que Rob Friend est un joueur merdique parce qu’il n’a pas marqué sur ses  5 occasions au but. (Disons qu’il a marqué ses 2 buts, 2 têtes lorsque le gardien de but est sorti de son filet pour tenter de prendre le ballon contre un gars de 6 pieds 5, dont un certain Julio César en plus d’une trentaine de matchs.)

 Être fan, ça signifie de regarder les matchs dans une langue que tu ne comprends pas, que ça soit l’ukrainien, le polonais ou le macédonien. C’est également d’écouter un match de qualification de la Coupe du Monde sur une radio de Saint-Vincent-et-les-Grenadines et du commentateur qui parle des joueurs par leur description physique et par leur numéro sans oublier les bonnes vielles publicités de Phillip’s Bakery jouées durant le match.  J’ai quasiment hâte d’aller sur Lower Middle Street pour y aller.

Être fan, c’est de comprendre que la seule fois que tu as senti que le Canada est à domicile, c’est parce que le match est dans un terrain neutre genre, en Jamaïque pour un tournoi U-17 ou à Turquie quand on joue contre le Bélarus. C’est d’aller les voir à «domicile » au Stade Saputo qui a de l’air d’être à San Pedro Sula.

Être fan, c’est de se rappeler que personne ne veut vraiment jouer pour toi et va essayer de trouver une autre nation supérieure pour jouer, même si son frère ou son père joue ou a joué dans l’équipe nationale. C’est d’être frustré après des joueurs qui changent d’équipe nationale en 1 semaine et pas pour la bonne équipe.

Être fan, c’est de regarder lorsque l’équipe ne joue pas tes joueurs favoris sur des streams . Ça m’a aidé à comprendre le Fußball ou le Voetball ou le Futbol. (En passant, les 3 langues sont l’allemand, le néérlandais et le turc)

Être fan, c’est possiblement d’être fou de prendre pour son pays, un pays de tiers-monde du soccer. C’est de comprendre que tu vas être déçu à chaque 4 ans pour savoir que 1986 c’est la dernière fois que le Canada y a participé. C’est également de dire que le but d’Atiba Hutchinson contre les États-Unis était bon. C’est que quelqu’un te connaisses parce que tu as mélangé Rob Friend et Kevin McKenna.

Être fan, c’est de se réunir sur un clavardage pour parler d’équipes U-17 et U-20 en les regardant lorsqu’elles tentent de se qualifier pour la Coupe du Monde. C’est de se rappeler de moments comme l’équipe féminine U-19 en 2002, l’équipe féminine en 2003, l’équipe masculine en 2000 et 2007 ainsi que l’équipe masculine U-20 en 2003.

Être fan, c’est de comprendre les hauts et les bas et de les supporter malgré tout ce qui s’est passé et j’aime ça, parce qu’on espère avoir des beaux moments comme on a eu dans le passé, tout en comprenant que l’on aura des mauvais moments.

Si, comme Fred, vous êtes un fan du soccer canadien, ou que vous voulez en découvrir plus sur le sujet, je vous invite à visiter son blogue!  Merci à Fred pour ce billet!

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Blogueuse invitée #2 : Fatou!


Dans ce billet, Fatou nous invite à partager son odyssée gastronomique à la cabane à sucre du Pied de Cochon!  Bon appétit!

C’est grâce à deux annulations de réservations que j’ai pu m’introduire dans le cercle des heureux gloutons de la Cabane du Pied de Cochon! Ne sachant pas à quoi m’attendre réellement, c’est avec enthousiasme quasi maladif que nous nous sommes présentés à la Cabane du PDC situé à St-Benoît de Mirabel.

 

Accueil chaleureux, ambiance de bonne franquette, j’ai pris place à la table de bois, humant les odeurs plus qu’alléchantes sortant des cuisines. Je pouvais voir Martin Picard se partager entre les cuisines et les convives siégeant aux tables. On a vraiment l’impression d’être reçu dans une famille. On se sent bien.

Pas très longtemps après notre arrivée, un gentil serveur nous explique ce que nous mangerons au courant de la soirée… Tout ce qu’il énumère semble franchement délicieux, mais ça ne finit plus! Moi qui m’apprêtais à boire une simple gorgée d’eau, j’ai redéposé mon verre en me disant que tout espace dans mon estomac sera occupé de façon exponentielle. Un de nos camarades de table m’avertit : « C’est le début d’un long périple Fatou, attache ta tuque… » Euh, cette phrase-là, je l’avais déjà entendue lors du début de mon voyage en back pack en Europe et non pas autour d’une tablée. Oups.

…Et la mascarade commence avec un service d’huitres St-Simon au sirop d’érable; soupière de soupe aux pois et morceaux de foie gras; Salade aux oreilles de christ, cubes de jambon et fromage vieilli; esturgeon fumé sur crêpelettes de sarrasin, oignons et crème sûre et makis frits de poissons et cretons maison.

 

Ensuite, pas le temps d’aller faire un tour en calèche avec mon’oncle Gaston, les plats principaux arrivent : la notable tourtière au porc, l’omelette à la bisque de homard et morceaux de celui-ci accompagnée de petites patates fondantes; épaule de porcelet braisée et glacée au sirop d’érable d’une tendreté sublime; poulets entiers à la bière recouverts de morceaux de foie gras et de gnocchis et petites canettes de fèves au lard au fromage cottage nous ont été servies à la fin de notre exploit gastronomique.

Mais ce n’était pas fini…

J’ai habituellement une bonne dent sucrée, mais après tout ce que j’avais ingurgité à m’en lécher les doigts, je voyais embrouillé à l’idée de me lancer dans la tire sur la neige; la bombe glacée au nougat avec nuage soufflé de sirop d’érable; les crêpes frites au gras de canard et la tarte tatin… Ah, cette tarte tatin, la meilleure jamais mangée.

 

Finalement je ne voyais pas si embrouillé que ça, mais je roulais plus vite que Flash McQueen en sortant de la Cabane du Pied de Cochon (PDC)…

** Petit conseil pratico-pratique, c’est réservé pour l’année selon le site internet me direz-vous, mais prenez une chance d’appeler à la Cabane, ils ont souvent des annulations qui font des heureuses comme moi!

Merci à Fatou pour ce billet des plus alléchants!  D’ailleurs, s’il vous a plu, je vous invite à lire son blogue, À Frimes Abord!

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Ode au beurre de pinottes


Oh, beurre de pinottes,

Tu es si bon et dégoulinant,

Si George Washington Carver* ne l’avait pas fait,

Il faudrait t’inventer!

Mais surtout, mon succulent ami,

C’est par tes liaisons que je t’apprécie le plus,

Et en particulier par ton association remplie de promiscuité,

Avec la confiture aux fraises!

Merci d’être dans ma vie…!

(*En fait, contrairement à la culture populaire, George Washington Carver n’a pas inventé le beurre d’arachides, mais il a un nom nettement plus cool que celui qui l’a fait!)

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Yukon, suite et fin


 Tel que promis, voici un dernier billet sur mon aventure yukonnaise.  En fait, voici surtout quelques pensées dans le désordre :

– Attention aux femmes sauvages!  Enfin, c’est la mise en garde que m’a servie un sympathique et avenant Yukonnais, après m’avoir aidé à retrouver mon chemin alors que je semblais un peu perdu.  En fait, il paraît que comme beaucoup d’hommes vont travailler dans les bois et dans les mines, la ville de Whitehorse regorge de femmes célibataires, qui ne cherchent qu’à mettre fin à leur solitude…

– Outre les animaux que j’ai déjà mentionnés, j’ai aussi vu un coyote et un renard.  Par contre, ce que j’ai oublié de dire, c’est que les grands corbeaux (« ravens » en anglais) émettent un son qui ressemble davantage à un aboiement qu’au son de nos petits corbeaux d’ici! 

– Au Yukon, l’histoire occupe une place de choix.  En effet, impossible d’y aller sans entendre parler de la ruée vers l’or et du Klondike.  D’ailleurs, si vous allez sur la « Main », vous verrez bien que Whitehorse garde les marques de cette époque (mais moins que Dawson City, l’ancienne capitale!) :

– La culture au Yukon garde elle aussi la trace de cette lointaine histoire.  En fait, la culture qui est considérée comme « mainstream » là-bas est plutôt marginale ici : burlesque, vaudeville, concours d’hommes moustachus, concours de femmes poilues, etc…  Les gens sont aussi un peu plus « déniaisés », ne se gênent pas facilement et aiment bien vivre en s’amusant.

– L’esprit de communauté est très fort au Yukon.  Cependant, contrairement à d’autres endroits isolés, il y a aussi beaucoup d’ouverture.  Beaucoup de gens vont s’y installer (tout comme beaucoup de gens quittent le Yukon pour faire leur vie ailleurs), donc comme la population se renouvelle sans cesse, les étrangers sont bien évidemment les bienvenus.  La solidarité n’est pas seulement entre les nouveaux arrivants, mais même les gens originaires de là-bas vous accueillent les bras ouverts.  C’est très rafraîchissant!

– Une découverte plutôt étonnante a été de constater le fait français au Yukon.  En effet, pas moins de 10% de la population est francophone.  Ainsi, en marchant dans la rue, ou en allant faire les courses, il ne faut pas se surprendre si on entend quelques mots en français par-ci par-là!  D’ailleurs, ils ont même une association, l’AFY :

Pour conclure, je vous laisse avec un poème de Robert Service, surnommé le « barde du Yukon », intitulé The Cremation of Sam McGee :

There are strange things done in the midnight sun

By the men who moil for gold;

The Arctic trails have their secret tales

That would make your blood run cold;

The Northern Lights have seen queer sights,

But the queerest they ever did see

Was that night on the marge of Lake Lebarge

I cremated Sam McGee.

 

Now Sam McGee was from Tennessee, where the cotton blooms and blows.
Why he left his home in the South to roam ‘round the Pole, God only knows.
He was always cold, but the land of gold seemed to hold him like a spell;
Though he’d often say in his homely way that “he’d sooner live in hell.”

 

On a Christmas Day we were mushing our way over the Dawson trail.
Talk of your cold! through the parka’s fold it stabbed like a driven nail.
If our eyes we’d close, then the lashes froze till sometimes we couldn’t see;
It wasn’t much fun, but the only one to whimper was Sam McGee.

 

And that very night, as we lay packed tight in our robes beneath the snow,
And the dogs were fed, and the stars o’erhead were dancing heel and toe,
He turned to me, and “Cap,” says he, “I’ll cash in this trip, I guess;
And if I do, I’m asking that you won’t refuse my last request.”

 

Well, he seemed so low that I couldn’t say no; then he says with a sort of moan:
“It’s the cursed cold, and it’s got right hold till I’m chilled clean through to the bone.
Yet ‘taint being dead—it’s my awful dread of the icy grave that pains;
So I want you to swear that, foul or fair, you’ll cremate my last remains.”

 

A pal’s last need is a thing to heed, so I swore I would not fail;
And we started on at the streak of dawn; but God! he looked ghastly pale.
He crouched on the sleigh, and he raved all day of his home in Tennessee;
And before nightfall a corpse was all that was left of Sam McGee.

 

There wasn’t a breath in that land of death, and I hurried, horror-driven,
With a corpse half hid that I couldn’t get rid, because of a promise given;
It was lashed to the sleigh, and it seemed to say: “You may tax your brawn and brains,
But you promised true, and it’s up to you to cremate those last remains.”

 

Now a promise made is a debt unpaid, and the trail has its own stern code.
In the days to come, though my lips were dumb, in my heart how I cursed that load.
In the long, long night, by the lone firelight, while the huskies, round in a ring,
Howled out their woes to the homeless snows—O God! how I loathed the thing.

 

And every day that quiet clay seemed to heavy and heavier grow;
And on I went, though the dogs were spent and the grub was getting low;
The trail was bad, and I felt half mad, but I swore I would not give in;
And I’d often sing to the hateful thing, and it hearkened with a grin.


Till I came to the marge of Lake Lebarge, and a derelict there lay;
It was jammed in the ice, but I saw in a trice it was called the “Alice May.”
And I looked at it, and I thought a bit, and I looked at my frozen chum;
Then “Here,” said I, with a sudden cry, “is my cre-ma-tor-eum.”

 

Some planks I tore from the cabin floor, and I lit the boiler fire;
Some coal I found that was lying around, and I heaped the fuel higher;
The flames just soared and the furnace roared—such a blaze you seldom see;

 

Then I burrowed a hole in the glowing coal, and I stuffed in Sam McGee.

 

Then I made a hike, for I didn’t like to hear him sizzle so;
And the heavens scowled, and the huskies howled, and the wind began to blow.
It was icy cold, but the hot sweat rolled down my cheeks, and I don’t know why;
And the greasy smoke in an inky cloak went streaking down the sky.

 

I do not know how long in the snow I wrestled with grisly fear;
But the stars came out and they danced about ere again I ventured near;
I was sick with dread, but I bravely said: “I’ll just take a peep inside.
I guess he’s cooked, and it’s time I looked;” . . . then the door I opened wide.


And there sat Sam, looking cool and calm, in the heart of the furnace roar;
And he wore a smile you could see a mile, and he said: “Please close that door.
It’s fine in here, but I greatly fear you’ll let in the cold and storm—
Since I left Plumtree, down in Tennessee, it’s the first time I’ve been warm.”

 

There are strange things done in the midnight sun

By the men who moil for gold;

The Arctic trails have their secret tales

That would make your blood run cold;

The Northern Lights have seen queer sights,

But the queerest they ever did see

Was that night on the marge of Lake Lebarge

I cremated Sam McGee.


 

 

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Quoi de neuf cette semaine?


Maintenant que ma fête est passée, je peux vous faire part des nouveautés de la semaine!  Malheureusement, il semblerait que je ne sois pas le seul blogueur paresseux, alors nous n’avons droit qu’à un seul nouveau billet…

Fatou nous parle du lancement de la collection Ipanema au Canada :

http://frimesabord.com/2011/03/03/soiree-ipanema-canada/

Aussi, n’oubliez pas de participer au mois des blogueurs invités!  Écrivez-moi au massivestarzblog@hotmail.com pour plus de détails.

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